Soutien de Nicolas Sarkozy lors de la primaire, le président de la Droite forte Guillaume Peltier revient pour Atlantico sur les défis qu’il entend désormais relever avec François Fillon. Extraits

En signe d’ouverture, François Fillon a maintenu ou placé des proches de ses anciens rivaux dans le nouvel organigramme des Républicains, dont vous-même. Espérez-vous mettre à profit cette situation pour essayer de promouvoir les idées de la Droite Forte dans la campagne qui s’annonce ?

Je continuerai bien entendu à porter les idées d’une droite forte, fière de ses valeurs et courageuse dans ses convictions. Notre responsabilité est immense, tant la défiance est grande. Pour retisser la confiance entre les Français et le politique, il faut des élus avec le sens du bien commun et qui doivent parler vrai. La gauche maquille le réel et continue à se bercer d’illusions, par facilité et par idéologie.

Dernier exemple, le reportage édifiant cette semaine sur des femmes exclues de lieux publics à Sevran. On nous dit que ce sont des « zones de non-droit », c’est faux. Ce sont, en réalité, des zones où règne un droit nouveau, avec une loi qui s’applique : la loi du plus fort au mieux ; la loi islamique, c’est-à-dire la charia, au pire.

La gauche se contente de dénoncer une discrimination à l’égard des femmes ou parle de misogynie. La question est plus grave encore, il s’agit de l’identité de la France, c’est une question de civilisation. La question de l’égalité entre les hommes et les femmes n’est même pas négociable : c’est notre trésor civilisationnel. Notre devoir est de ne rien céder face à l’islam conquérant.

La décision de Nicolas Sarkozy de se mettre en retrait de la vie publique ne laisse-t-elle pas un grand vide à droite ? Comment et par qui ce vide pourrait-il être comblé ?

Une page se tourne avec son retrait.

Mais le sarkozysme ne laisse pas un vide : je n’oublierai pas qu’il fut celui qui brisa les tabous hérités de mai 68 ; qu’il fut le candidat de la rupture avec le politiquement correct et le président de la rupture avec l’immobilisme tranquille. La Droite forte que je préside saura continuer à faire vivre le sarkozysme, avec d’autres bien sûr, je pense à tous ceux qui ont fait la campagne à ses côtés, de François Baroin à Laurent Wauquiez.

Dans les mois et les années qui viennent, je porterai les valeurs d’une droite réconciliée avec les travailleurs et les classes moyennes. La droite de demain doit être celle qui protège les petits face aux puissants, les travailleurs face aux spéculateurs, les entrepreneurs face aux financiers, les patriotes face aux mondialistes, la valeur du mérite et de l’effort face à l’assistanat. Pour retrouver la confiance des Français, la droite de demain doit incarner deux valeurs solides : l’amour de la France et la récompense du travail, c’est-à-dire le patriotisme et le mérite.

Lire toute l’interview sur le site d’Atlantico