L’heure est grave, et ce ne sont pas des vains mots. Après Orly et Le Louvre, c’est hier, sur les Champs Elysées, qu’une attaque terroriste a eu lieu, revendiquée par l’Etat Islamique : armé d’un fusil d’assaut, un terroriste a tué un policier et blessé deux autres, dont l’un grièvement. Je veux redire ici toute ma solidarité à l’égard des forces de police, des militaires, des gendarmes qui risquent leur vie pour notre sécurité et qui sont devenus la cible des terroristes. Le meurtrier d’hier, fiché S, était connu des services de police et de renseignements, et avait déjà été condamné à 15 ans de prison en 2001 pour tentative d’homicide sur policiers ; la presse nous apprend qu’il aurait été arrêté en février dernier pour avoir fait part de son intention de tuer des policiers. C’est insupportable. Je veux saluer  la réaction de François Fillon qui a réaffirmé que le combat contre le totalitarisme islamique devait être la priorité absolue du prochain président de la République.

Sans savoir qu’elle rencontrerait un écho si tragique, c’est le sens d’une tribune que j’ai écrite cette semaine, avant l’attentat sur les Champs Elysées, publiée dans le Figaro où j’explique :

Les attentats qui ont touché la communauté chrétienne des Coptes, le jour du dimanche des Rameaux en Égypte, qui font suite aux attentats de Stockholm, Saint-Pétersbourg et Londres, ou bien encore les atrocités commises en Syrie ou dans le Moyen-Orient, viennent nous rappeler que nous vivons dans un monde dangereux. Un monde confronté à un véritable ennemi: le totalitarisme islamique.

Cet ennemi s’est attaqué très violemment à la France et aux Français. Paris, Nice, Saint-Denis, Montrouge, Magnanville, Saint-Quentin-Fallavier, Saint-Etienne-du-Rouvray… Depuis un peu plus de deux ans, ces noms de villes ont été associés à des attentats ou des projets d’attentats comme il y a encore quelques semaines à l’aéroport d’Orly ou au musée du Louvre. Depuis hier, nous savons ce que nous redoutions: l’élection présidentielle, qui symbolise le rendez-vous de la France avec son avenir, est aussi la cible de nos ennemis. Tout aura été fait pendant cette campagne pour nous détourner de l’essentiel, c’est-à-dire des sujets de fond. Et pourtant le réel, aussi tragique soit-il, finit toujours par réapparaître pour ceux qui, par lâcheté, incompétence ou facilité, tentent de le cacher, de le nier ou de le contourner.

(…) L’élection présidentielle française de 2017 est un rendez-vous historique pour protéger les Français de périls extérieurs et intérieurs qui n’ont jamais été aussi élevés depuis des décennies. Nous devons voter en conscience et avec gravité, avec la connaissance de ces enjeux. Pour vaincre le terrorisme et le totalitarisme islamique, il nous faut un chef d’Etat à la hauteur des enjeux, François Fillon, et une majorité parlementaire forte et déterminée à ses côtés. Les Français ont les clefs de leur avenir et de leur sécurité entre leurs mains. Dimanche, sans état d’âme, nous devons voter au nom de l’intérêt de la France, de la liberté de notre patrie et de la sécurité de notre peuple.

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